Les oeuvres jouées

Les mélodies françaises   (Vendredi à 19h)

Renaldo Hahn (1874-1947)

Si mes vers avaient des ailes / A Chloris  sur un texte de Théophile de Viau poète et dramaturge français libertin du XVIIème siècle

Gabriel Fauré (1845-1925)

Après un rêve / Sourdine

Maurice Ravel (1875-1937)

L’Enfant et les sortilèges : Air de l’Enfant

Erik Satie (1866 – 1925)

Gymnopédies Gnossienne (harpe seule)

Henri Duparc (1848- 1933)

Chanson triste / Soupir / Invitation au voyage

Francis Poulenc (1899 – 1963)

Les chemins de l’amour  sur un poème d’Anouilh.

Maurice Ravel (1875-1937)

Mélodies grecques

Le Trio  "Les Esprits" de Beethoven (Samedi 20 h)

Composé en 1808, il est dédié à la Comtesse Maria von Erdody pour la remercier de son aide. En 1807, Beethoven perd le soutien financier, le gîte et le couvert procurés par son mécène et admirateur le Prince Lichnovski.En effet, après avoir refusé de jouer devant les officiers français, les envahisseurs, invités par le Prince, il s’enferme dans sa chambre, le Prince enfonce la porte, Beethoven veut assom mer le Prince avec une chaise ! Il rentre à Vienne sans ressource et s’apprête à accepter la place de Maître de Chapelle chez le Roi de Westphalie, Jérôme Napoléon. Maria von Erdody lui trouve alors 3 mécènes dont l’Archiduc Rodolphe, frère de l’Empereur qui lui octroient une rente à vie. De plus elle l’héberge dans sa demeure.

Le second mouvement, étrange avait été prévu pour être une musique de scène avec des sorcières pour la pièce de Shakespeare Macbeth . Ce Trio , un des plus beaux qu’il ait écrit peut être perçu comme l’expression d’une joie sereine…

Le Trio à l'Archiduc   de Beethoven (Samedi 20 h)

Ecrit au début de 1811, il est dédié à son élève l’Archiduc Rodolphe.

Celui-ci est à l’époque son seul élève et il note dans ses cahiers de conversations que «  s’il le pouvait, il s ‘en débarrasserait » mais ce frère de l’Empereur est aussi un de ses 3 mécènes…. Le Trio est créé en1814 avec le compositeur au piano. Ce furent ses dernières apparitions publiques en tant que soliste. Le compositeur Louis Spohr note: "le piano était très désaccordé, ce dont Beethoven se souciait peu, puisqu'il ne l'entendait pas ... il ne restait presque plus rien de la virtuosité de l'artiste ... J'étais profondément attristé".

 Son premier biographe, violoniste, évoque ce trio avec Beethoven alors en fin de vie, dans les cahiers de conversations grâce auxquels le compositeur sourd pouvait échanger. Il lui dit que le premier mouvement traduit «  le rêve de bonheur », que le second exprime « le comble de la béatitude », et que dans le troisième  «  le bonheur devient émotion, souffrance, prière ». Malheureusement, les réponses de Beethoven fatigué ne sont pas notées…En 1811, Beethoven est au sommet de son art, cette oeuvre est contemporaine de la 7ème Symphonie.

Le Concerto N°3 de Beethoven     (dimanche 17h)

Composé entre 1800 et 1802, ce Concerto est dédié au Prince Louis Ferdinand de Prusse, pianiste amateur éclairé à qui Beethoven disait : « Vous ne jouez pas comme un prince, mais comme un musicien ! »Lors de sa création, Beethoven n’avait pas eu le temps d’écrire la partition de son solo joué par coeur, au grand dam de son tourneur de pages devant les pages blanches. Le style n’est plus mozartien, la virtuosité de la partition du pianiste est en phase avec la densité de la partie orchestrale

Le Concerto N°5 de Beethoven     (dimanche 17h)

Il est composé entre 1808 et 1809, et dédié à l’Archiduc Rodolphe, le frère de l’empereur, son ancien élève, un des 3 mécènes qui lui ont assuré une rente à vie.

Après avoir admiré Bonaparte, il déteste l’Empereur Napoléon d’autant que  la grande armée napoléonienne occupe l’Autriche qui se prépare à la combattre en 1808.

Il commence la composition du premier mouvement de ce 5ème Concerto avec sous ses fenêtres le bruit des bottes, des clairons, des obus. On retrouve sur ses manuscrits de composition des annotations : « Chant de triomphe pour le combat ! Attaque ! Victoire !! » Lors d’un bombardement plus sévère de l’armée française qui détruit de nombreuses maisons, mort de peur, il se réfugie dans la cave de son frère, se cachant la tête dans des coussins. Il ne faut pas oublier que ses oreilles souffraient du bruit. Il stoppe donc toute son activité créatrice. Heureusement en octobre 1809, la Paix de Vienne est signée et il termine ce Concerto pour piano N °5, le Quatuor N°10 et la sonate des Adieux.

Le second mouvement traduit la paix retrouvée et le Rondo laisse éclater sa joie.

Ce Concerto a été baptisé « l’Empereur », il ne peut s’agir de Napoléon, ni de l’Empereur d’Autriche , mais peut être un de ses amis compositeur a-t-il voulu le désigner comme le plus majestueux de ses concertos. Il fut créé à Leipzig en 1811. Du fait de sa surdité, Beethoven fut incapable d'interpréter lui-même son concerto, comme il en avait l′ habitude pour la première, et dut écrire l'intégralité de la partie solo.  Le public contint avec difficulté son enthousiasme et sa reconnaissance et un journaliste décrivait ce concerto comme « sans aucun doute l'un des plus originaux, des plus imaginatifs, des plus énergiques, mais aussi des plus difficiles de tous les concertos existants».

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Titre 5
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